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dans les pertuis
| L'architecture militaire
|
Situé entre l'île d'Aix et l'île d'Oléron, le Fort Boyard est construit sur un banc de sable signalé sous le nom de "Banjaert" sur une carte du Poitou du XVIème siècle. Envisagé dès 1666 pour contrôler la rade d'Aix, mais refusé par Vauban, le projet de construction du fort sera accepté par Bonaparte en février 1803.
Coupe longitudinale du Fort Boyard (1855) |
Pour stocker les matériaux et loger les ouvriers, une ville
"Boyardville" est implantée sur l'île d'Oléron. Le chantier commence en 1804
par la construction d'une assise. Mais de violentes tempêtes retardent et détruisent le
chantier. Les travaux s'arrêtent en 1809 pourtant 3500000F; ont été déjà investis.
Ils reprennent en 1837, sur une fondation de 65m. de long et de 35m. de large, et en 1848,
la Marine chargée des fondations remet au Génie militaire, chargé du fort, la base de
ce dernier qui se situe à deux mètres au-dessus du niveau de la mer. On peut donc
commencer à construire le fort avec les matériaux de la région : la pierre dure
de Crazane pour le mur d'enceinte, la pierre de Saint Savinien pour les parois
intérieures et la brique pour les embrasures. Un grand escalier qui plonge dans la mer
est prévu. Au rez-de-chaussée, se trouvent les magasins à poudre, les cuisines, un
corps de garde et quatre escaliers. Au premier étage, ce sont les logements des
officiers, des sous-officiers et des soldats et au second étage, les chambres. En 1859,
il est décidé de construire un brise lame et un havre de débarquement pour les
vaisseaux. Le fort peut recevoir maintenant 74 pièces d'artillerie, mais il ne les
recevra jamais vu les progrès de l'artillerie au milieu du XIXème siècle. Le fort va
servir de prison militaire et civile. En 1913, il est déclassé et en 1950, il est
remis à l'inventaire des Monuments Historiques. Maintenant, il est la propriété du
département de la Charente-Maritime et les jeux télévisés ont contribué à sa
notoriété.

Ce fort est situé entre Aix et Boyard sur le rocher Enet et est relié à la Pointe de la Fumée à marée basse.
Projet de De Verdal (1846)
En 1801, alors qu'il craint de nouveau une invasion anglaise, Bonaparte
décide de construire deux forts, l'un sur la longe de
Boyard, l'autre sur le rocher d'Enet, pour protéger l'accès à la rade de l'île d'Aix.
Les travaux commencent en 1802. Après révision des projets en 1810, le plan se réduit
à un demi-cercle face à l'île d'Aix et se limite à une batterie à un seul niveau de
feu. En 1845, un second étage de feux est ajouté et on installe trois casemates face au pertuis Breton. Le fort est
armé d'une vingtaine de pièces. Comme le fort Liédot, en 1863 et 1864, il sert de cible
pour expérimenter la force des tirs. Réarmé en 1889, modernisé en 1905, il est
déclassé quelques mois plus tard. En 1994, il est inscrit à l'inventaire des monuments
historiques et fait actuellement l'objet de travaux de consolidation.
Il est situé en pleine mer, à 400 mètres de la côte en prolongement de la pointe du Chapus à Bourcefranc, d'où son autre appellation, le Fort Chapus. On l'atteint à pied à marée basse.
Plan du fort par Masse (1712).
Sa construction avait été demandée par Ferry pour " empescher la circonvalation de la forteresse de l'île d'Oléron par mer". Une lettre de Louvois fait part de l'accord du roi le 16 décembre 1690. En septembre 1691, les travaux sont bien avancés, on y travaille même la nuit pour profiter de la marée basse et le 20 octobre, les fondations sont terminées.
Mais à la mort de Louvois, Vauban veut imposer son projet, une sorte de
fort-modèle pour la défense côtière, et fait détruire en partie ce qui est construit.
Ferry poursuit la construction et en 1694, le gros oeuvre est terminé. Il est constitué
d'une batterie de 12 mètres de haut qui fait face à la citadelle d'Oléron. La tour à
trois niveaux est séparée de la cour par un fossé, elle abrite au rez de chaussée les
magasins à poudre et aux étages les appartements.
En 1875, il est réparé et réarmé. Endommagé durant la seconde guerre mondiale, il sera restauré et il abrite maintenant un musée de l'ostréiculture.
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