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à l'île de Ré
| L'architecture militaire
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La Citadelle St Martin (île de Ré) C'est le chef-d'oeuvre de Vauban, situé sur la côte Nord de l'île.
Elle est en forme de demi-cercle face à la mer, présentant 5 bastions précédés de demi-lunes. Deux portes identiques la traversent, la porte de Campani et la porte de Toiras.
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Après le siège de la Citadelle St Martin en 1627 par les Anglais, qui dure 4
mois, Vauban décide de placer une fortification
sur la côte Nord pour empêcher une occupation totale de l'île, la citadelle servira de
refuge et de défense. La première pierre est posée le 29 juin 1681. Pierre Arnoul,
détaché par Colbert, surveille le chantier qui s'achève en 1685. On y a consacré 1 500
000 livres.
Cet ouvrage s'avère très efficace puiqu'en 1696, les Anglais et les Hollandais
lancent contre lui près de 4000 bombes sans lui causer de grands dommages. La citadelle
est modifiée à trois reprises en 1793, 1848 et 1875. A partir de 1873, elle est
transformée en prison, regroupant les prisonniers en partance pour le bagne. Depuis la
disparition de ce dernier, elle est devenue centre pénitencier, c'est là que fut
incarcéré Dreyfus et plus récemment
Papillon..
Le Fort de La Prée (île de Ré)
C'est le plus ancien ouvrage militaire de l'île.
Construit en 1625 par d'Argencourt et Le Camus, il a la
forme d'une étoile à quatre bastions que
relient des courtines semi-circulaires. Mais dès 1658, le gouverneur de l'île en
souligne les faiblesses: manque d'eau potable et capacité d'hébergement réduite. En
suivent des travaux de fortification en 1672 et 1673.
Malgré ces derniers, Vauban
demande de "razer son enveloppe et son chemin couvert..." et en 1685 d'achever
le rasement sauf "la petite étoile prez qu'il faudroit conserver avec les quays du
costé de la mer et le port".
Longtemps abandonné, le fort est réparé et rénové en 1793. En 1934, il est déclassé et en 1942 il est occupé par la batterie allemande Berta. Désormais, il appartient à l'administration pénitenciaire qui en 1987 l'a fait restaurer en partie par les détenus. On ne peut visiter que ses abords.